
Pip: Le manager est un humoriste comme les autres — et apparemment, il parle aussi une langue que personne ne comprend vraiment.
Mara: C’est justement ce que Laurent Boghossian explore ici : le lien entre les mots qu’on choisit en entreprise et ce qu’on finit par ne plus voir. On commence avec les soft skills et ce que ce terme cache vraiment.
Décryptage des Soft Skills : derrière les mots, l’humain
Pip: La question au cœur de ce texte est assez directe : quand on dit « soft skills », est-ce qu’on parle encore de quelque chose — ou est-ce qu’on a remplacé une réalité concrète par une étiquette commode ?
Mara: Le texte pose le problème ainsi : « Le risque, en utilisant systématiquement un terme générique, est de créer une sorte de bulle conceptuelle. On parle des soft skills, mais sans toujours préciser ce que l’on attend réellement d’un collaborateur ou d’un manager. »
Pip: Ce qui veut dire, concrètement, que les fiches de poste et les processus RH peuvent tourner à vide — en évaluant un concept plutôt qu’un comportement.
Mara: Exactement. Et le texte ne rejette pas les anglicismes en bloc — « week-end » n’est pas en procès ici. Le problème est spécifique : certains termes deviennent si génériques qu’ils masquent ce qu’ils sont censés désigner.
Pip: « Soft skills », en clair, c’est un sac où l’on range l’empathie, la compassion, l’affirmation de soi, les relations interpersonnelles — autant de choses très différentes les unes des autres.
Mara: Et nommer ces réalités séparément change ce qu’on en fait. Dire « empathie » ou « affirmation de soi » oblige à préciser ce qu’on attend vraiment. Le texte le dit : les mots ne sont pas neutres, ils donnent une forme à ce que nous pensons.
Pip: L’affirmation de soi, d’ailleurs, n’a rien de particulièrement doux — elle suppose du courage, de la fermeté, une vraie authenticité. Le qualificatif « soft » commence à ressembler à un contresens.
Mara: C’est là que l’argument devient plus large. Un vocabulaire RH trop abstrait risque de ne plus traiter le véritable sujet : les comportements, les émotions, les relations. Le texte le formule directement — peut-être que certains processus RH manquent d’efficacité précisément parce qu’ils ne nomment plus clairement ce qu’ils cherchent à transformer.
Pip: Alors la prochaine fois qu’un recruteur vous demande vos soft skills, vous pouvez répondre avec une liste de dix mots précis — et regarder si ça les déstabilise.
Mara: Ce qui nous amène naturellement à la question de ce qu’on fait du langage du management au-delà du recrutement.
Pip: Nommer les choses précisément — c’est finalement une forme de respect pour ce dont on parle.
Mara: Et peut-être le premier acte de management qui vaille. On se retrouve au prochain épisode.
Cet épisode a été produit à l’aide de l’intelligence artificielle par Laurent Boghossian (Source : Décryptage des Soft Skills : Au-delà des Anglicismes)
« L’Intelligence Artificielle au service de l’humain. Pas l’inverse. »
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