La vache ! C’est le festival de la pulsion en ce moment.
La petite Philippine tuée – et peut-être violée, l’enquête est en cours – par un jeune homme de 22 ans, marocain sous OQTF déjà condamné pour viol. Je dis qu’il est marocain sous OQTF déjà condamné pour viol, car si je ne le dis pas, l’on va me reprocher d’être complaisant. Et je réalise qu’en le disant, l’on va me reprocher d’être trop stigmatisant.
Peu importe, cela ne change rien au fait que ce jeune homme est, d’un point de vue factuel : marocain sous OQTF déjà condamné pour viol, tout autant que M Dominique Pelicot – celui-là même qui pendant près de 10 ans, droguait sa femme pour que des hommes viennent la violer alors qu’elle était inconsciente – est lui un bon français de souche, déjà mis en examen lui aussi dans des affaires à caractère sexuel dans les années 90.
Bref, l’horreur comme la récidive n’ont pas de nationalité mais si c’était le cas, la France serait désormais en tête au vu de la couverture médiatique et la résonance mondiale dont bénéficie désormais l’affaire Pélicot.
En tant qu’homme je me pose la question : « Comment ces 50 Gugus émotionnellement impuissants ont-ils fait pour avoir ne serait-ce que le début d’une érection ? Ils s’étaient chargés en viagra ou ils sont tout simplement d’une autre planète ? »
Quand même, quelle fierté d’être un homme au 21ème siècle !
J’imagine tous ces hommes bouffis de frustrations multiples qui, tels des enfants submergés par des flux d’hormones, abreuvés par des heures de porno en ligne, en train de venir chez quelqu’un pour se soulager avec leurs petits sexes rabougris au détriment d’une femme inconsciente.
On les a démoulés trop tôt, je pense. Il aurait fallu qu’ils passent quelques années supplémentaires dans le ventre de leur mère, histoire qu’ils soient à peu près à maturité au moment de devoir interagir avec le monde.
Hé, ho, j’applique la loi du moment : je fais partie de la communauté des mâles dominants hétérosexuels cisgenres, je peux donc les tourner en ridicule.
Quand on les écoute, on réalise que ce sont des fragiles. Certains accusés se plaignent du fait que les médias leur ont tendu un piège, que le terme de violeur est trop lourd à porter, que c’est injuste, que ce n’était pour eux pas des viols « volontaires ».
Bichette, ce sont eux les victimes. Bientôt, certains diront que c’est Mme Pélicot, inconsciente, qui avait un air aguicheur et provocateur, et qu’en fait, elle n’attendait que ça, elle le voulait et que finalement, il faudrait qu’on les remercie à eux parce qu’ils lui ont rendu service !
La prise de responsabilité n’étant pas le fort de tous les mâles, je ne serais pas surpris que certains prétendent très vite qu’en fait, ils étaient possédés par le démon et qu’il leur faut expier leurs pêchers au plus vite afin de se libérer de l’emprise de Belzébuth.
Malheureusement, il leur faudra plus qu’un exorciste et de l’eau bénite pour se sortir d’affaire.
Ceci étant, j’attends de voir ce que la justice va émettre comme sentence à l’issue de ce procès. Peines plancher, perpétuité… Comment quantifier en nombre d’années l’horreur qu’aura assénée un mari et 50 autres hommes à une femme aussi paisible qu’attachante ?
Le jury aura fort à faire et devra être précis dans les peines prononcées.
Car comme dans l’affaire du meurtre de Philippine, la récidive rôde !
