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Prendre la Parole et Prendre son Envol

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Bonjour à tous.

Comme je vous l’ai annoncé dans la précédente Newsletter, les spectacles à distance en entreprise se mettent en place petit à petit et certains d’entre vous se sont d’ailleurs manifestés pour montrer leur intérêt à ce sujet. Preuve que les temps changent et que tout le monde est en train de s’adapter.

Les choses bougent aussi côté théâtre puisque les premières représentations du spectacle REGARD pour 2021 se programment déjà pour Janvier et Février.

C’est très bien.

Pourtant, suite au contexte sanitaire, la sortie du tunnel est encore loin et je ne peux pas me reposer sur mes lauriers.

Donc, depuis le 2ème confinement, j’ai mis à profit ce temps accordé pour faire le bilan sur ces 11 dernières années puisque c’est en 2009 que j’ai décidé de voler de mes propres ailes.

Et le constat est clair : C’est bon, j’ai fait le tour.

J’ai exploré, essayé, découvert, échoué ou abandonné puis recommencé. Mais toujours avec le même mode de fonctionnement.

Il est temps de changer de braquet et passer à autre chose. Avec le recul, je me dis que toutes ces années correspondaient à une phase d’entraînement. Et l’entraînement est désormais terminé.

On monte sur le ring et on envoie du bois. Comme disent les djeuns.

Chaque nouvelle étape se construisant sur la précédente, j’ai donc pris le temps de rassembler tout ce que j’ai acquis comme compétences, tout ce que j’ai appris, tout ce que j’ai compris, tout ce que j’ai gagné et tout ce que j’ai perdu depuis 2009.

Je me suis alors dit : « Que veux-tu créer maintenant ? »

Pourquoi ne pas partir de ce que j’ai retiré de ces dernières années et de ce qui me fait vibrer ?

Voyons donc.

Qu’est-ce qui m’a fait avancer depuis ces dernières années ? Qu’est-ce qui m’a fait m’affirmer ? Qu’est-ce qui m’a fait tomber le masque ? Qu’est-ce qui m’a permis de dire ce que je pense sans peur du jugement ? Qu’est-ce qui m’a permis de me découvrir et de ne plus avoir peur de ce que j’allais trouver ? Qu’est-ce qui m’a rendu joyeux, confiant, heureux et ouvert aux autres ? Qu’est-ce qui a augmenté ma confiance en moi, rehaussé mon estime de moi et vaporisé mon ego ? Qu’est-ce qui m’a permis de traverser physiquement mes émotions et m’a ancré dans une réalité physique, organique et sensorielle ?

La prise de parole.

Ainsi donc, je vous présente : http://laprisedeparole.com

Un site où je parle de Prise de Parole, où je développe ma méthode au travers d’ateliers et où je fais vivre mes spectacles et conférences.

J’y propose une méthode qui mélange Art Oratoire, Discours, Théâtre Classique et Expression Corporelle. Une méthode basée sur le travail du corps, l’expression en 3D, la respiration, le déplacement dans l’espace et l’utilisation des muscles profonds.

Une méthode de prise de parole qui va au-delà de la prise de parole.

Mon objectif est d’aider les gens à arrêter de « faire les questions et les réponses » et de s’engager physiquement dans une action, sans peur des conséquences.

De quoi est-il question précisément ? Il est question de se présenter aux autres avec authenticité sans avoir peur de leur réaction. Il est question de sortir de son cerveau pour traverser les choses de manière physique et sensorielle.

Je me suis dit que cela devrait en intéresser plus d’un non ?

Il me fallait un point d’entrée pour aborder tout cela et ce point d’entrée c’est : la prise de parole.

Pour ceux qui prennent la parole régulièrement – décideurs, formateurs, coachs, managers, avocats, enseignants, etc. j’y développerai l’idée majeure que, lorsque nous nous exprimons en public, nous ne sommes pas que des pensées. Nous ne sommes pas que des mots prononcés et qu’il est important de s’appuyer sur l’intégralité de qui nous sommes, sur notre humanité physique, émotionnelle et sensorielle pour créer la connexion, assumer ce que nous sommes, nous exprimer clairement et impacter les gens.

Incarner un propos, c’est littéralement In Carne (dans la chair).

Vous voyez la différence avec les stages classiques de prise de parole ? Vous savez, ces stages où le formateur vous explique qu’il faut savoir respirer alors que le lui-même a la cage thoracique écrasée de stress.

Je ne peux pas vous dévoiler tout le programme là, maintenant. Mais au vu des retours exprimés suite aux premiers ateliers réalisés, c’est promis : ce sera Fun. Efficace. Percutant. Différent. Innovant.

Pour comprendre de quoi il s’agit, pourquoi ne pas le découvrir en quelques exemples ?

Il vous suffit de cliquer ci-après sur l’image qui vous attire le plus et vous tomberez sur l’article de Blog correspondant.

Vous verrez : c’est frais, c’est fun, et cela vous fera voyager.

Qu’avez-vous à faire ? Rien.

Les articles du Blog sont gratuits et accessibles à volonté.

Une fois ou deux par mois, vous recevrez cette newsletter comme d’habitude. Je vous tiendrai au courant de mon actualité, des prochaines dates ou événements. Peut-être y ajouterais-je un lien sur un article à propos de prise de parole ou bien un atelier qui se sera mis en place.

En revanche, si ce que je vous ai présenté vous intéresse spécifiquement, que le blog laprisedeparole.com vous inspire et que vous souhaitez être informé de tout nouvel article, et ne rien louper, alors rendez-vous dès maintenant cette la page de Newsletter et Inscrivez-vous. A chaque nouveau billet, vous le recevrez directement dans votre messagerie.

Et si d’ores et déjà, vous savez que vous voulez vivre cette expérience pleinement à titre personnel ou dans votre entreprise, vous savez où me joindre.

Voilà.

C’est parti.

Nouvelle étape.

On décolle.

Laurent.

Rire un bon coup, à distance, dans votre entreprise, ça vous tente ?

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Les temps sont durs chers amis.

Vous connaissez le contexte dans le monde du spectacle n’est-ce pas ?

Oui ?

Alors inutile d’en reparler. Vous avez vous-mêmes vos propres soucis.

Mon métier c’est de divertir.

Donc : au boulot.

Nous traversons une période où l’on ne peut plus se réunir, ni boire un verre, ni aller à un spectacle. Par conséquent, le besoin de lâcher la pression, de prendre du recul et de se détendre n’a jamais été aussi grand. Apparemment, je ne suis pas le seul à voir les choses ainsi, puisque dans les dernières semaines, plusieurs demandes spontanées m’ont été formulées par des entreprises en ce sens.

En effet, la fin d’année arrivant, certaines entreprises ont envie de fournir un peu de fraîcheur à leurs collaborateurs. C’est souvent le cas en fin d’année, mais vu le contexte actuel, cela l’est encore plus. J’ai donc été sollicité pour fournir un contenu avec de l’humour avec la possibilité de le faire à distance.

Clairement, ce qui m’a été demandé c’est : du spectacle et de l’échange.

Ni une, ni deux, j’ai donc adapté mes deux spectacles « Le Manager est un Humoriste comme les Autres » et « REGARD (Sur une société qui se maltraite) » dans un format distanciel, plus léger mais tout aussi efficace.

Le format est le suivant : 45 minutes d’intervention humoristique + 45 min de questions/Réponses ou débat. Le tout à distance. Que les gens soient en télétravail ou pas, ça marche quand même !

Waouh. Quand j’y pense : avec un peu de chance, je vais avoir plus de public que quand je joue en salle.

C’est beau

Hum. Pardon. Reprenons.

Je vais donc proposer un bon moment avec du fond, avec la possibilité d’interagir aussi en tant que spectateur.

Cela pourrait vous intéresser non ?

Mais quel spectacle choisir ?

« Le Manager… » pour rire et prendre de la distance face au quotidien de la vie en entreprise ?

ou bien « REGARD… » pour rire et parler de notre société moderne, de notre humanité, des contradictions qui nous animent et des polarités qui nous opposent ?

Mmmh, Mmh. Cruel dilemme…

Pour vous aider à choisir, ci-après vous trouverez la plaquette et la vidéo de présentation de chaque spectacle et juste après un petit tableau comparatif pour faire la différence entre les 2 shows et faire votre choix.

La comparaison se fait sur 5 critères :

  • Spectre et Portée du spectacle
  • Thèmes évoqués
  • Bénéfices
  • Types de questions possibles
  • Intentions du spectacle

Vous en connaissez beaucoup vous des humoristes qui vous font l’étude de marché préalable ?

Alors, ça vous tente ? On se le fait ?

Ah oui, je vois : ce n’est pas vous qui décidez dans votre entreprise.

Ce n’est pas grave : laissez-vous aller à un moment de folie pure, réveillez le rebelle qui sommeille en vous et appuyez sur le bouton « Transférer » de votre messagerie électronique. Je suis sûr que vous connaissez quelqu’un qui est prêt à dire « Banco ! ».

Et si ce n’est pas pour moi que vous le faites, faites-le pour la Culture, pour le Théâtre, pour la France. Alléluia !

Amen.

Plus sérieusement, si vous avez besoin de plus d’informations, vous savez où me joindre.

Aller les amis. Tenez bon. On s’accroche. On ressortira grandi de tout cela.

Je vous embrasse. Mais sans COVID.

Laurent.

****

Le Manager est un Humoriste comme les Autres

REGARD (Sur une société qui se maltraite)

Du mal à choisir ?

Cliquer pour agrandir

Nicolas Bedos dans la tempête du monde de maintenant

Cher Nicolas.

Vous voilà désormais dans la tempête.

Que n’avez -vous pas dit en invitant le peuple français à vivre au-delà de ses propres peurs !

Vous voilà désormais qualifié d’égoïste alors que justement vous invitez chacun à se rapprocher de l’autre et à ne pas trouver de prétexte pour ne pas vivre pleinement chaque seconde du temps qui nous est offert sur Terre.

Société du raccourci intellectuel, du jugement suprême digital et de l’immédiateté pulsionnelle, personne n’a souhaité prendre un peu de recul ou essayer de comprendre ce que vous tentiez de dire.

Je fais front avec vous sur l’idée que vivre ce n’est pas que profiter lorsque tout va bien, mais que c’est aussi avancer coûte que coûte lorsque les nuages grondent.

Je connais votre inquiétude pour nos enfants qui vont grandir avec le souvenir d’un masque sur le visage ou du manque d’embrassade avec leurs proches. Des enfants qui connaîtront certaines frustrations dès le plus jeune âge.

Je connais par ailleurs votre détermination à ne baisser ni le regard ni l’âme face à toute entrave à la liberté de respirer, de marcher, d’embrasser et d’aimer. En pleine période du procès des attentats de Charlie et au lendemain d’une nouvelle attaque fanatisée, s’éloigner les uns des autres et se renfermer pour diminuer l’impact de ce virus nous rappelle que nous menons plusieurs combats pour la liberté et la survie en même temps.

Je comprends tout comme vous, et seulement depuis peu, moi qui ai eu si peur de vivre pleinement toute ma vie, que vivre c’est assister pleinement à chaque seconde de notre existence même si celle-ci doit se terminer la seconde qui suit.

Je partage donc votre vision des choses.

Pourtant, je voudrais apporter un angle de perception personnel à votre vision. Voyez-y une nuance complémentaire, et non pas contradictoire.

Cette perception s’est offerte à moi lorsque je me suis reconnecté à ces histoires que vous avez sûrement entendues vous-mêmes. Je parle là de l’histoire de nos parents ou grands-parents qui ont vécu soit l’occupation, soit l’exil et qui, enfants, n’ont pas pu avoir tout ce qu’il voulait lorsqu’ils le voulaient. Ou du moins comme ils le voulaient. La France du passé est souvent idéalisée mais la rudesse et le manque étaient là. Le monde n’était pas présenté comme une corne d’abondance aux enfants. Certes l’insouciance était de mise, mais elle se rabougrissait parfois lorsqu’ils devaient revoir leurs espoirs à la baisse en espérant des jours meilleurs.

Qu’ont-ils fait lorsque l’ombre fût partie et qu’ils furent devenus adultes ?

Ils ont fait ce que vous nous invitez à faire.

Ils ont vécu pleinement avec la même intensité que j’ai trouvée dans votre appel. Ils ont goûté la vie sans peur du lendemain. Ils étaient heureux d’être là. Ils ont pris des risques. Ils ont créé et nous ont donné la société française que nous connaissons. Ils ont élevé des gens comme vous, comme moi en leur passant le message que rien n’est acquis dans la vie et qu’il faut savoir profiter du temps qui nous est offert.

Bien sûr,  nous nous en foutions. Parle toujours, parle toujours.

Ceci dit, ce souvenir me fait me poser la question suivante : peut-être nous sommes en train de vivre le même genre de période d’empêchement ? Au sortir de cette épreuve, saurons-nous à nouveau vivre pleinement tout en gardant le souvenir que cela pourrait nous être enlevé ?

Vous souvenez-vous Nicolas ? Dans le monde d’avant, certains hypocrites plaidaient pour « le retour aux vraies valeurs, au collectif ». « Et bien nous y voilà ! » pourrions-nous répondre. Nous sommes dans le collectif, le vrai. Nous devons faire front ensemble. Comme ces réfugiés qui sont nos contemporains et qui traversent les mers sur de frêles esquifs. Car le collectif n’est pas qu’un mirage. Ils nous le disaient nos vieux :  ce n’est pas toujours drôle le collectif. Ca pue le collectif. Ca frustre le collectif. Nos parents, nos grands-parents nous l’avaient dit. Mais une fois de plus, nous nous en foutions.

Mais là, nous y sommes.

Restons optimistes : la crise actuelle pourrait nous permettre de vivre un collectif réaliste où il faut tenir, se soutenir, traverser la tempête sur le bateau de notre société pour profiter de la terre d’accueil qui nous apparaîtra bientôt.

Qu’allons nous laisser à  nos enfants ? Jusqu’à présent nous semions des « Y a qu’à – faut qu’on » complètement irréalistes. Des sales habitudes de personnes « mondialisées » qui pensent le monde dans des espaces zen en sirotant un café latte sans jamais lâcher sur leurs petits avantages personnels.

Avec cette crise nous pourrions laisser autre chose à nos enfants. Une réalité qui n’est pas toujours agréable mais qui rassemble et donne envie de vivre pleinement une fois la tempête passée.

Nous pourrions leur laisser le sentiment que le bonheur ou la sérénité sont possibles mais qu’elle se méritent, ne nous sont pas dues et surtout, qu’elles ne sont jamais acquises éternellement.

Deviendrais-je vieux comme nos anciens Nicolas ?

Peut-être pourrions-nous transmettre la résilience, la patience, l’espoir intérieur comme comme le font encore certains peuples bombardés quotidiennement de nos jours. Si vivre, c’est se jeter dans le flot de notre société sans peur des conséquences, cela signifie donc que vivre c’est aussi traverser la vie avec tout ce qu’elles nous apporte, le bon comme le mauvais.

Vous et moi sommes de la génération de la Démocratie acquise, de la Sécurité sociale éternelle et de la consommation comme point de repère. Nos aînés et nous-mêmes avons été peut-être un peu trop gourmands.

Mais qui peut leur en vouloir ? Après le manque, il est légitime d’en vouloir un petit peu plus que la normale.

Peut-être pourrions-nous expliquer à nos enfants que nous ne pouvons pas tout faire ou tout avoir parce que nous sommes accrochés désespérément à notre désir de vivre ? Mais nous pourrions ajouter que ce désir de vivre, cette passion fougueuse qui comme moi vous anime, c’est notre fil d’Ariane. Celui qui nous permet de tenir un cap dans l’obscurité. Aujourd’hui, nous sommes dans la tempête. Le mal au coeur est permanent et la peur nous étreint. La tristesse aussi, celle qui nous ramène aux compagnons fidèles perdus en route et à notre espoir qui parfois vacille.

Pourtant, dans la tempête, la brutalité du quotidien nous amène à ramer, à écoper et à tenir bon dans l’obscurité.

J’ai envie de vivre comme vous Nicolas et j’ai compris votre cri du coeur.

Car c’est bien de cela dont-il s’agit non ? Ce que j’ai entendu dans vos mots c’est « J’en peux plus putain de merde, je ne veux pas de cette vie-là ! Arrêtons d’avoir peur ! » et non pas un injonction qui aurait signifié « Rien à foutre de ceux qui meurent ».

Ce sont vos juges, bien trop pressés à vous dégommer, qui pensèrent ainsi. Ils se sont fait le plaisir de saisir le premier raccourci intellectuel à portée de neurone afin de prendre vos mots au premier degré sans vouloir y déceler l’intention cachée derrière.

Je vous sais humaniste et je sais que vous ne supporteriez pas l’idée que notre insouciance juvénile nous amène à voir des gens mourir littéralement chez eux ou dans les rues comme ce fût le cas dans certains pays, parce que notre système de santé ne pourrait plus les accueillir face à une trop grande affluence de malades.

Je suis comme vous Nicolas. Je n’en peux plus.

Je n’en peux plus de ne pas jouer sur scène, de ne pas embrasser mon fils, de ne pas serrer mes parents dans les bras. J’en ai marre de ne pas danser, de ne pas aller à un concert ou simplement de boire une bière à un comptoir.

Mais je me souviens que nous sommes dans la tempête. Qu’il nous faut ramer. Écoper. Tenir bon dans l’obscurité.

J’essaie au mieux de traverser ma frustration et ma tristesse. J’essaie de leur donner du sens tout en restant connecté à mon désir de vie. L’envie est là. Je me permet juste de la différer dans le temps.

Je ne veux pas passer ma vie à éviter la mort. Mais je ne veux pas contribuer à plus de malheur pour l’instant.

Les jours meilleurs viendront. Très bientôt.

J’ai l’espoir et le désir de vivre cette libération à la hauteur de votre invitation.

Je la vivrai pour moi, de manière bien égoïste, mais aussi pour tous ceux qui ne pourront plus le faire.

Lorsque ce jour-là viendra, je ne sais pas si vous penserez à moi.

Mais moi, je penserai à vous.

Bien à vous.

Laurent.

Showcase « REGARD » – 30/09/2020 – Marseille Innovation

Bonjour.
Je présenterai un large extrait du spectacle « REGARD » le 30/09/2020 chez Marseille Innovation, au Pôle Media de la Belle-de-Mai.
Le showcase sera suivi d’une séance de Q/R + d’une séance de dédicaces du livre REGARD.
Au plaisir de vous y rencontrer.
Laurent.

***

« REGARD » enfin disponible avec une préface en béton armé !

Bonjour à tous.

Comme prévu et annoncé mon ouvrage « REGARD »  est désormais à la vente au format papier et Ebook.

J’ai beaucoup de chance car le livre a été préfacé par Zohra Bitan, chroniqueuse de l’émission Les Grandes Gueules sur RMC.

J’ai rencontré Zohra en début d’année dans le cadre de l’ouvrage collectif #JeSuisMila #JeSuisCharlie #NousSommesLaRépublique auquel j’ai participé.

Suite à cette collaboration, je lui ai demandé de préfacer REGARD et elle a gentiment accepté.

Je n’ai pas été déçu puisque c’est non pas une préface qu’elle m’a rendue, mais un miroir de ce que j’ai dans le coeur depuis toujours et que je n’aurais pas su exprimer par moi-même.

Voici le début de cette préface :

On peut faire demi-tour devant un mur, ou l’escalader !

Tout au long de son histoire, qu’il livre avec sincérité et franchise, Laurent se torture, nous torture et gifle le monde pour qu’il ne cesse de s’interroger, pour qu’il ne répète pas ses moments les plus sombres.

D’abord Laurent donne des leçons, et quelles leçons ! Des pistes, des chemins qu’il s’est appliqué à emprunter lui-même.

Comme un insatisfait perpétuel dans ses choix, Laurent prend à chaque fois le risque de transformer son confort en insécurité pour atteindre l’équilibre dans lequel il serait heureux.

Justement, l’équilibre, c’est de cela que nous cause Laurent.

L’équilibre entre les choix individuels et leur incidence sur le collectif.

En ces temps où les marchands de ténèbres tentent de faire passer la nuit pour le jour, Laurent s’inquiète et interroge sa capacité à participer au monde et à faire en sorte que les Lumières continuent de faire progresser l’Humanité vers toujours plus de paix, d’égalité, de justice.

Lire la fin de la préface (suivre « Livre un extrait » en haut à gauche)

En cliquant sur les encarts ci-après vous pourrez feuilleter quelques extraits de l’ouvrage et en faire l’acquisition sur la boutique BOD.

Pour ceux qui vivraient dans les Bouches-du-Rhône, l’ouvrage est disponible à la librairie Goulard en plein coeur d’Aix-En-Provence ainsi qu’à la librairie Maupetit à Marseille

J’espère que d’autres librairies, au niveau local et national, feront rapidement confiance à l’ouvrage et le proposeront dans leurs rayons.

Je vous en souhaite bonne lecture.

A très bientôt pour d’autres informations autour de ce projet.

Laurent

 

Autant en emporte le vent des dix petits nègres

 

Le racisme va disparaître.

Ouf. Enfin.

Mais oui, c’est magnifique. Certains ont trouvé la solution : supprimer les mots du racisme.

Je fais allusion ici au fait que le titre Les dix petits nègres du roman d’Agatha Christie vient d’être remplacé par Ils étaient dix.

Pour l’instant, seules les oeuvres artistiques sont touchées par cet lavage lexical.

Mais, parti comme c’est parti, je me dis que peut-être un jour, ce mot sera aussi enlevé  des dictionnaires.

Quitte à ne plus se sentir offensé, autant voir large.

J’imagine que pour certaines personnes bien intentionnées supprimer le mot ferait disparaître le racisme qui va avec.

Voyez-vous, je n’aime pas le mot nègre pour tout ce qu’il porte de mépris et de haine de l’autre.

Le problème c’est qu’une fois que le mot aura disparu, je ne pourrai plus ne plus l’aimer.

Puisqu’il n’existera plus.

Et il n’aura jamais existé puisque, si le mot nègre devait être supprimé, comment expliquerions-nous à nos enfants qu’à une époque des êtres mal intentionnés avaient mis en esclavage les gens de couleur et les appelaient nègres ?

Supprimés les mots du racisme donc.

Mais, nouveau problème : les racistes eux existeront toujours.

Soyons optimistes.

Peut-être que ces racistes auront compris leur leçon et feront le choix d’user de mots bien plus aseptisés pour véhiculer leur haine de la différence ?

Ils pourraient choisir par exemple le mot bisounours.

Ainsi, les personnes de couleur se verraient traiter de bisounours en toute impunité. Nous entendrions ainsi des injures racistes du type « Rentre chez toi sale bisounours.  »

Ce serait raciste mais non choquant.

Super.

En revanche, qu’en est-il du mot singe ?

Il faudrait le supprimer aussi de notre vocabulaire puisque les racistes n’hésite pas à nommer ainsi les gens de couleur.

Magnifique : les singes n’auront jamais existé non plus.

Quelle belle société qui se dessine devant nous ! Une société épurée et lavée de son histoire et de son contenu; dirigée par des personnes hyper-sensibles avec le bagage émotionnel de nourrisson dictateur. Incultes au possible ces Terminator de la bien-pensance sont juste avides d’un pouvoir de contrôle qui leur permettrait de transformer leur fantasme personnel en une réalité collective. Inadaptés au monde dans sa plus pure vérité, ils n’ont d’autre choix que de vouloir tordre la réalité afin de pouvoir imposer leur vision fantasmagorique.

Pardon, en disant Terminator, j’espère n’avoir offensé aucun robot.

On avait sentir venir ce vent d’épuration notamment lorsque la chaîne américaine HBO avait annoncé récemment vouloir supprimer de son catalogue le film Autant en emporte le vent. Le film présentant de riches américains blancs en train d’employer des esclaves noirs était en effet jugé offensant et raciste.

En effet, le racisme c’est raciste.

Mais raconter l’histoire d’une époque raciste ne rend pas l’oeuvre raciste.

Juste factuelle.

Oui, car le racisme a existé. Je le dis avant qu’on l’oublie.

Et ce n’est pas parce qu’on n’en parle pas, qu’il n’existe pas.

Je devrais me sentir soulagé non ?

Nous ne verrons donc plus de film traitant des méfaits de notre histoire.

Plus de film sur l’holocauste alors ?

Plus de film sur les différents types de colonisation, d’invasion, de massacres de population ?

Plus de film sur les guerres de civilisation, de religion ou de conquêtes ?

Plus de film sur les trafics de drogue, d’organes ou d’humains ?

Juste des films de super-héros affrontant des super-villains inexistants ou des comédies romantiques où chaque ligne de dialogue semble être en elle-même une conférence de développement personnel.

Juste le vide du fantasme. Le néant de la bonne conscience. Le désert du non-savoir.

Vivre ainsi est plus facile : rien de mauvais ne s’est jamais produit, le passé n’a jamais existé.

C’est exactement cette société-là qui est décrite dans 1984 de Georges Orwell.

Mince.

Non mais en fait, cette oeuvre n’a jamais existé. L’auteur non plus.

Et d’ailleurs, le prénom Georges est une pure fiction.

1984 est désormais un chiffre interdit.

Vous n’avez jamais lu ce billet.

***

Regard (Sur une société qui se maltraite)

Le spectacle

Le livre

 

 

 

 

L’ouvrage « REGARD » disponible en Sept 2020

 

Voilà qui est fait.

Mon ouvrage REGARD (sur une société qui se maltraite) est prêt à être lu.

Il sera disponible à la vente dès septembre 2020.

Comme expliqué dans un précédent billet, j’ai profité de ces 6 derniers mois pour coucher sur le papier tout ce que je pense de notre société actuelle, tout ce qui me touche, me remplit d’espoir ou me révolte au plus haut point.

J’en ai aussi profité pour livrer une partie de mon vécu et de mon histoire en donnant les raisons qui font qu’aujourd’hui, j’ai besoin de réagir face à ce que j’observe car je n’arrive plus à accepter de notre société moderne.

Ceci étant, l’écrire c’est bien.

Mais l’écrire et pouvoir le dire, face à des personnes, afin de sentir leurs réactions et pouvoir éventuellement en discuter, voire en débattre, c’est bien mieux.

Aller au contact des gens reste mon objectif premier, quoi que je fasse.

Ainsi donc, dans le prolongement de cet ouvrage, je proposerai dès Octobre 2020 un spectacle de Stand-Up au titre éponyme, et une conférence en entreprise.

Malgré les restrictions sanitaires, des dates en théâtre pour le spectacle sont déjà programmées.

REGARD – Le spectacle

Pour la conférence en entreprise, là-aussi ce sont les conditions sanitaires qui donneront le tempo, mais dès que cela sera possible, je serai prêt à délivrer le contenu auprès des collaborateurs pour créer un moment de partage, d’inspiration, de rire et de réflexion collective sur l’époque que nous traversons et sur les conséquences observables dans le milieu professionnel.

REGARD – La conférence

Je vous tiendrai au courant de la disponibilité de l’ouvrage très rapidement ainsi que les prochains rendez-vous dans votre entreprise ou en théâtre pour un grand moment de rire, de réflexion, de discussion et de dédicace pour ceux qui le souhaitent.

A très vite.

Laurent.

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Prochaines Dates Spectacles