REGARD (sur une société qui se maltraite)

 

Bonjour à tous.

Le 02 Janvier 2020 j’ai commencé à écrire un ouvrage que j’ai intitulé « REGARD (sur une société qui se maltraite) « .

Cet ouvrage est aujourd’hui terminé.

J’ai fini de l’écrire le 31 mars.

Le but de cet ouvrage est d’expliquer tout ce que j’ai retiré des recherches bibliographiques que j’ai réalisées pour alimenter mes spectacles. Les livres lus et conférences auxquelles j’ai assisté mais aussi tout mon parcours de coach ainsi que tous les événements professionnels dont j’ai fait la synthèse ces cinq dernières années avec la facilitation graphique augmentée m’ont permis de créer une matière artistique riche et dense.

Mais pas que.

En effet, tout ce cheminement m’a aussi donné un certain recul sur ce que nous vivons depuis des décennies. En outre cela a enclenché une prise de conscience forte de certaines choses que je refusais de voir et pour lesquelles  j’avais décidé de ne pas prendre position ouvertement.

Et en ce début d’année, il était pour moi temps de m’exprimer et de donner un avis tranché sur ce que j’estimais être les éléments fondateurs de notre grande hypocrisie moderne.

Vous l’aurez compris, au programme : du punch au niveau des gencives et un peu d’humour pour faire passer le tout.

Quand j’ai commencé à écrire, je me suis lancé dans l’exposé de ce que je pensais sur des thèmes légers et anodins tels que : l’écologie, l’authenticité, le développement personnel, le pseudo-collectif, le mouvement vegan, la bien-pensance, la quête du bonheur, la perte de la maîtrise du langage, les raccourcis intellectuels, la perte de la conscience etc. etc.

Dès les premiers chapitres, afin de ne pas être isolé dans la démarche, j’ai commencé à faire lire l’ouvrage à un petit entourage qui m’a conforté dans le projet.

« Vas-y à fond, ça va parler à tout le monde« , qu’ils ont dit.

Alors, j’y suis allé à fond.

Et le confinement est arrivé le 17 mars.

Et pour être honnête, je ne sais pas vraiment comment partager avec vous ce que j’ai ressenti alors.

J’écrivais ou j’avais écrit des choses que j’avais désormais en direct sous les yeux.

J’étais en train d’écrire que si nous arrêtions nos activités humaines, la nature reprendrait ses droits dans le chapitre « Ecologie » et qu’il n’y avait pas besoin d’aller boire un café latte dans un espace zen avec des amis très férus d’écologie, pour faire du bien à la planète.

J’étais en train d’écrire que si nous prenions plus de temps à  nous occuper les uns des autres localement, nous aurions moins envie de participer à une société de consommation remplie de futilités car nous avions tout ce dont nous avons besoin sous la main.

J’expliquais que si nous étions moins exigeants, moins focalisé sur le fantasme du bonheur et que si nous voulions moins voyager, d’une part nous arrêterions de justifier l’exploitation de pilotes auto-entrepreneurs qui travaillent pour des compagnies low-cost, que nous polluerions moins et surtout que nous pourrions nous recentrer et nous connecter à ceux qui sont à nos côtés de manière certaines, plutôt que d’espérer une rencontre potentielle à l’autre bout du monde.

Et tout cela commençait à se matérialiser au quotidien.

Alors que j’écrivais une livre pour dézinguer ce que nous étions devenus, tout d’un coup, je me disais que l’ouvrage allait peut-être tomber dans l’obsolescence immédiate si nous prenions acte de ce qui se déroule aujourd’hui dans nos vies.

L’espoir était là, enfin palpable.

Et nous l’avons tous ressenti.

Et puis, j’ai appris qu’en Chine, récemment, une grande enseigne de luxe a fait en un week-end un chiffre d’affaire de plusieurs millions de dollars suite au déconfinement autorisé dans ce pays. J’ai aussi appris qu’apparemment il y aurait une forme de ‘deal commercial’ passé avec la Chine autour de la 5G qui du coup a décidé de nous filer un coup de main  vis-à-vis de cette crise.

J’ai commencé à entendre des gens parler du ‘nouveau monde’ avec les mêmes réflexes que ceux de l’ancien monde, avec une frénésie dans le regard qui laissait penser à un message du  style : « Alors, hein, quand est-ce que on va bien profiter de la vie hein, parce que on a pas que ça à faire ? Faut que ça pulse, aller, hop hop hop !! Le nouveau monde, on veut le nouveau monde !!! »

J’ai vu ce ‘nouveau monde’ devenir un projet avec tous les enjeux classiques que nous connaissons bien.

J’ai même entendu un grand patron, en fait le ‘patron des patrons’, expliquer que rapidement il allait falloir travailler beaucoup plus, oublier ses congés et RTT.

Et je me suis dit que finalement, le livre n’était peut-être pas destiné à tomber dans les oubliettes tout de suite.

Je ne sais pas où mènera ce projet car beaucoup, beaucoup, beaucoup de livres sont en train d’être écrits actuellement.

Ceci dit, je garde à l’esprit que le fait qu’il ait été entamé avant la crise, apportera un gage d’intérêt supplémentaire aux lecteurs potentiels.

Pour l’instant, le livre cherche son éditeur.

Je vous tiendrai au courant du développement de ce projet.

En attendant, je vous en livre quelques extraits ci-après.

A très bientôt.

Laurent.

***********

REGARD

Sur une société qui se maltraite

(Extraits)

AUTHENTICITÉ

[…]C’est une des hypocrisies modernes. Nous sommes soi-disant en quête d’authenticité. Nous voulons des gens ‘vrais et authentiques’. Je pense que c’est un mensonge. Je pense que le mot ‘authenticité’ est devenu comme bien d’autres choses, un concept qui ne s’ancre plus dans aucune réalité. Nous ne voulons pas des choses authentiques. Nous voulons […]

DÉVELOPPEMENT PERSONNEL

[…] Dans l’expression ‘Développement personnel’, le mot important à notre époque c’est ‘personnel’. C’est à dire : ‘Moi, ma gueule, mon nombril’. Nous ne nous occupons plus que de nous-mêmes : « Ma carrière, mon bien-être, mes désirs, mon émotionnel, mon épanouissement. » Bla, bla, bla. […]

LINGUISTIQUE

[…] Je pense qu’au rythme où vont les choses, nous allons bientôt perdre la conscience, celle qui a fait de nous des homo sapiens sapiens. Catastrophiste, moi ? Je ne crois pas. Je dis cela car nous ne savons plus dire les choses précisément. À cause de ça, nous perdons la conscience de ce que sont ces choses et nous ne saurons bientôt plus lutter contre tous les genres d’amalgames intellectuels. […]

COLLECTIF

[…] Principalement, à en écouter les experts et scientifiques, notre planète est en danger, d’un point de vue écologique. En fait, c’est surtout nous qui sommes en danger. Certes nous souhaitons protéger la biodiversité et le monde du vivant mais ce ne sera jamais au détriment de notre propre espèce […], les gens qui prennent à leur charge le respect de la biodiversité ont des conditions de vie très favorables, avec un vrai niveau de confort. […]

ECOLOGIE

[…] Dans la mesure où nous ne savons pas ce que nous voulons, je pense qu’il faudrait que nous arrêtions de nous donner un rôle qui ne nous a jamais été donné. Celui de « Propriétaire de la terre » et de « Responsable des affaires mondiales ». Pour certains ce serait même « Responsable des affaires universelles ». Nous avons un cerveau, donc nous sommes le peuple élu pour tout gérer. […]

A suivre…

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